Demain nous allons faire notre descente en VTT. Nous sommes plutôt impatients. Une occasion de tester les capacités de la caméra comme dans les vidéos de sport que nous trouvons facilement sur internet. Pour profiter de notre fin de soirée, nous longeons la plage afin de trouver un bar sympa les pieds dans l'eau!

C'est finalement pas loin de la Bobine que nous nous arrêtons. Entre thés et cocktails au rhum, chacun y trouve son compte. Et c'est en regardant le soleil se coucher que nous sirotons nos boissons respectives, tout en profitant du vent tiède qui souffle doucement.

Coucher de soleil Coucher de soleil

Ce matin nous nous levons tôt. Nous avons choisi la formule découverte. C'est le premier niveau possible sur trois. Nous avons compris qu'ici à la Réunion il faut toujours augmenter le niveau de difficulté annoncé sous peine de sacrées surprises.

Lors de la réservation, le responsable nous a demandé si nous étions sportifs. Lorsque nous avons cité l'exemple de notre marathon de Paris, celui-ci nous a dit que cela devrait bien se passer alors mais sans grande conviction. Pas très rassurant !

Notre petit-déjeuner rapidement pris, nous nous mettons en route sans trop faire de bruit car tout le monde n'est pas encore réveillé ! C'est là tout le dilemne des vacances, vouloir se reposer et en même temps faire plein de choses.

Le point de rendez-vous se situe au même endroit que notre précédent safari dauphin. Coïncidence mais cela nous arrange bien car ce n'est pas toujours facile de trouver les bons lieux à la Réunion, même avec notre GPS !

Le responsable ainsi que d'autres participants sont déjà présents. Nous nous présentons, et nous récupérons notre équipement. A savoir, un casque uniquement et des gants anti-dérapants. En effet nous sommes les seuls à tester le parcours 'facile'. Tous les autres se sont inscrits à celui de difficulté intermédiaire.

Pas de chance, ils ne prennent pas la carte bleue et nous n'avons pas de liquide ! Il ne faudra pas oublier de retirer au retour.

Notre moniteur arrive, très gentil il nous demande alors si nous sommes prêts pour 40 kilomètres de descente. Nous rigolons... Et lorsque nous voyons sa réaction, nous comprenons bien vite que ce n'est pas une blague. La formule découverte comprend bien une descente de 40 kilomètres ! Nous vous disions de toujours vous méfiez des difficultés annoncées, en voilà un bel exemple.

Nous montons tous dans le mini bus de l'organisme et nous voilà partis pour le mont Maïdo. La montée va durer environ une bonne heure. Un des participants a amené son correspondant australien. Il semble s'être laissé embarqué sans trop comprendre les subtilités et il n'a pas l'air très rassuré pour la suite.

Le temps se dégrade de plus en plus au fur et à mesure des kilomètres parcourus. Lorsque nous arrivons enfin sur le lieu du départ du parcours intermédiaire, une pluie épaisse tombe et nous voyons tous ceux qui se préparent trembloter. C'est sûr qu'à la Réunion, même en hiver austral, nous ne sommes pas habitués à ces écarts de températures (passer de 25 degrés à 5 en une heure de temps).

Notre tour arrive, et une fois le mini bus redescendu un peu plus bas sur notre lieu de départ nous sortons à notre tour. Le moniteur nous propose des manteaux restés dans le camion et cela tombe à pic car nous n'avons rien pris de plus ne nous attendant pas à une météo pareille.

Nous récupérons nos vélos et partons faire quelques mètres avec afin de nous y habituer, de vérifier que la selle, le dérailleur et les freins sont correctement réglés.

Ça y est, nous nous mettons en route, nous sommes seuls avec le moniteur. Ce n'est pas plus mal, nous pouvons faire à notre rythme !

La première partie du parcours est en montée car nous devons d'abord rejoindre le début de la descente. Notre parcours va zigzaguer sur la montagne, là où les parcours plus difficiles auront tendance à couper en travers des virages.

Le moniteur nous donne quelques conseils puis nous nous élançons. Malgré un niveau découverte, nous prenons rapidement beaucoup de vitesse et il faut bien gérer ses freins pour ne pas tomber. En fonction du type de sol, il faut analyser où prendre un virage (extérieur ou intérieur) afin de ne pas avoir le VTT qui dérape. Certains endroits sont également recouverts de terre miroir. De loin cela ressemble à la roche mais il n'en est rien. C'est de la terre qui s'avère être une vraie patinoire si nous avons le malheur de rouler dessus.

Comme nous descendons la montagne, nous découvrons au fur et à mesure les différentes flores existantes sur l'île avec pour chacune une anecdote racontée par le moniteur.

Voyant que nous suivons bien, celui-ci fini par nous proposer de passer par un petit bout de sentier du parcours intermédiaire. Enthousiastes nous acceptons sans hésiter ! En effet, la difficulté supplémentaire se fait tout de suite sentir. Le sentier est assez étroit caché dans la forêt, avec de grosses racines qui entraînent un relief en escalier.

Nous arrivons finalement face à un couloir d'arbre, le moniteur nous y attend.

Le couloir de la mort

À l'annonce de ce nom, nous frissonnons. C'est un sentier en forme de V très étroit où la roue avant du VTT doit absolument rester au centre sous peine d'ennuis. Nous nous élançons et ce qui devait arriver arrive, Robin perd le contrôle et part dans un arbre. Plus de peur que de mal, il se relève un peu sonné et termine à pied. Nous finissons par voir le bout de cette portion intermédiaire, bien content d'en avoir fini.

Nous nous remettons en route et nous nous rapprochons maintenant de la plaine et l'air commence à se réchauffer. Alors que nous quittons les sentiers pour retrouver une route de bitume, le moniteur s'arrête subitement au milieu de nul part et nous invite à regarder sur notre droite. Nous apercevons alors sur des centaines de mètres, d'énormes araignées à intervalle régulier posées sur leur grande toile. De quoi frissoner !

Araignée Araignée

Ne vous inquiétez pas, elles ne piquent pas mais parfois elles sautent !

Face à ces déclarations, nous nous empressons de nous remettre en route au plus vite.

Nous finissons par arriver dans les champs de cannes à sucre. Il y en a à perte de vue et nous nous engouffrons à l'intérieur sans hésiter. Les plants sont vraiment très hauts, nous ne voyons rien d'autre que le sentier tracé à travers le champ.

Mais au détour d'un virage, Camille dérape et tombe. En plus des marques sur les jambes et les bras, elle s'est blessée au pouce. Vraiment pas de chance.

Le moniteur nous coupe un pied de canne à sucre avec une énorme scie qu'il sort de son sac à dos. Normalement il la coupe avec un machette mais il n'en avait pas ce jour-ci.

Il nous tend le pied, en commençant par Camille pour qu'elle reprenne ses esprits. Il faut croquer par à-coup et boire le jus qui en sort. Cela a un goût de pomme assez sucrée bien évidement. Les pansements et pommades appliqués, nous nous remettons en route. Camille fait de son mieux!

Nous arrivons finalement, en ayant pris soin de passer au distributeur retirer l'argent que nous devons. Après un soucis de clé du local à vélo, nous les rendons, et notre moniteur nous offre un punch pour fêter notre réussite sur la sortie. Nous venons de faire 40 kilomètres après tout, ce n'est pas mal !

Nous repartons finalement à l'appart pour environ 14 heures. Soit bien plus tard que nous l'avions imaginé. Après un passage chez le médecin et à la pharmacie, nous partons pour la plage pour un repos bien mérité, avec en prime une glace prise au camion qui passait justement par là.



Si notre récit vous a plu n'hésitez pas à le partager !

Et si l'envie vous prend, laissez nous un petit commentaire, cela nous fait toujours plaisir !

Musée du volcan et coulée de lave >
< Safari Dauphin