Départ pour le sud du Cambodge : Kampot. Nous pensions initialement rester une petite semaine à Phnom Penh, mais nous avons rapidement visité les lieux qui nous intéressaient, et en tant que touristes, l'ambiance était un peu trop pesante à notre goût. Il devenait difficile de se motiver à mettre un pied dehors, sous peine de se voir coller sans arrêt par des vendeurs, ou des conducteurs de touk-touk.

La ville est très bruyante, les klaxons ne cessent jamais. Nous avons besoin de tranquilité et d'air frais.

A peine 3 à 4 heures de route nous apportent tout ce dont nous rêvions. Une petite ville, au bord de l'océan, ventilée, calme. Nous posons nos sacs à l'hôtel Rikitikitavi. Nous découvrons les alentours, passons par le Vieux Pont pour y découvrir les marais salants et nous baladons via les chemins de terre à travers les petits villages cambodgiens. Les vaches circulent en toute liberté, les rizières sont d'un vert éclatant. Nous sommes loin de la Grande ville, nous retrouvons de l'authenticité, nous savourons ce moment.

Rice field house Maison au milieu des rizières

L'hôtel a une collection impressionnante de films à disposition, cela faisait longtemps ! Nous en profitons donc, en anglais, c'est également l'occasion d'améliorer notre compréhension.

Ce matin, nous avons loué via notre hôtel un scooter pour la journée. Nous comptons nous rendre au Bokor, station d'altitude située à un peu plus de 1000 mètres au dessus du niveau de la mer. Nous roulons doucement et prudemment, car officielement les étrangers ne peuvent conduire de véhicules au Cambodge. Mais étant donné que la majorité des cambodgiens roulent sans permis de conduire, cela est toléré par les autorités. Parfois ils fixent une petite amende de 2 ou 3 dollars pour la forme. Par contre, en cas d'accident, il n'y a aucune assurance.

Nous traversons donc le pont, faisons le plein d'essence, puis nous entreprenons l'ascension du Bokor, pour une distance totale de 38 kilomètres. Nous avançons sous un grand soleil, et Robin pilote à merveille le scooter automatique qui arrive à avoir une bonne reprise à chaque virage serré. Nous aperçevons après une bonne heure de conduite des devantures de magasins sur notre gauche, qui semble abandonnées, à la façon des villes-fantômes.

Nous nous arrêtons au Black Palace, une batisse attenante, en vieilles pierres.

La route donne ensuite sur un immense complexe hotelier, en un bloc, de peinture jaune, composé de 600 chambres, avec un casino et un parking à rallonge. Ce projet, très récent, est geré par le patron d'une societé pétrolière qui souhaite relancer le touriste dans cette région. Malgré cela, l'endroit semble bien désert.

Nous dépassons l'église isolée, aux pierres rouges, et atteignons le but ultime de la balade : le Bokor Palace.

Shining Experience L'hôtel abandonné du Bokor

Ce bâtiment abandonné, fait de béton, se visite librement. Nous entrons par l'entrée principale, les murs sont à nu, il n'y a pas de fenêtre, les couloirs sont nombreux et à angle droit. Des gouttes tombent du plafond, pourtant il ne pleut pas, l'endroit peut faire penser au Manoir de Shining. Un grand hôtel, en haut d'une montagne, isolé, et où le temps semble suspendu. Nous finissons de traverser la largeur du batiment, puis sortons de l'autre côté et profitons d'une vue incroyable sur les terres en contrebas où notre regard se perd jusqu'à l'océan.

Look at the ocean Vue sur l'océan

Nous pouvons voir d'ici le nouveau port construit récemment, qui s'avance sur les eaux. La falaise à nos pieds marque l'extrémité de la chaine de montagnes de l'Elephant.

D'un seul coup, le vent se lève, les nuages se font présents, les températures dégringolent, puis le brouillard s'épaissit, et une sorte de grondement retenti. Il y a du tonnerre, sans éclair, plutôt comme un bruit sourd. Il n'en faut pas plus, nous nous montons la tête, nous avons les chocottes et retournons au scooter pour faire le chemin retour. Nous nous se voyons tels les protagonistes d'un épisode de Scoobi-Doo, cet endroit est mystique.

Après une pause appréciée à Kampot, nous partons aujourd'hui à Kep, à environ 25 kilomètres, en bus avec la compagnie Sorya. La route empruntée est en terre, les nids de poule sont nombreux, nous nous arrêtons souvent sur la route afin de recupérer des passagers au fur et à mesure, à des endroits improbables. Le trajet est plutôt folklorique. Il y a du wifi dans le bus, cela n'est pas la première fois que nous observons cela.

Nous sommes déposés à la minuscule gare routière en plein centre du village. Les deux routes principales se croisent à ce niveau, et nous longeons l'océan ainsi que la plage jusqu'à notre hôtel, le Beach House.
Les chambres, décorées dans un style marin, ont toutes vue sur l'océan. Nous pouvons entendre le bruit des vagues de l'intérieur.
Nous marchons un peu pour découvrir les lieux, et continuons la route le long du littoral, vers le nord. Nous croisons des singes descendus sur la route, reclamant de la nourriture, puis repartant de plus belle dans les ruines d'une maison de bord de mer. Après un bon quart d'heure, nous découvrons le fameux Marché au Crabe. Les maisons de pêcheurs sur pilotis, s'avancent sur l'eau.

Il s'agit du lieu de rendez-vous pour trouver des produits frais. Nous nous arrêtons chez Kimly pour déguster une large assiette de Crabe au Poivre frais de Kampot. Ce poivre possède une renommée internationale. Le poivre est vert lorsqu'il est frais (jusqu'à 4 jours) puis devient noir. Le poivre rouge est celui arrivé à maturité, et le poivre blanc correspond au poivre rouge sans sa couche externe. Nous décortiquons calmement et lentement nos petits crabes, en savourant la chair tendre, au rythme des vagues qui s'écrasent sous nos pieds.

Le soleil se couche vite, nous en prenons plein les yeux.

Sunset in Kep Couché de soleil à Kep

Nous prenons notre petit déjeuner face à l'océan ce matin, et passons plusieurs heures à réfléchir et organiser la suite du voyage, à calculer nos jours disponibles pour les différentes villes du Vietnam. Une fois terminé, fiers de nous pour le travail accompli, nous profitons de la piscine de l'hôtel l'après-midi.

Ce matin, un touk-touk nous attend pour nous mener à l'embarcadère de Kep, situé à quelques kilomètres de l'hôtel. Nous partons aujourd'hui sur l'Ile de Tonsay, aussi appelée Rabbit Island, du fait de sa forme. Nous partons pour 30 minutes de traversée, à bord d'un petit bateau type barque à moteur, avec une dizaine d'autres passagers.

L'océan est calme et nous sommes rapidement déposés sur une plage déserte. Nous empruntons un sentier pendant une dizaine de minutes, qui nous fait passer au milieu de la végétation tropicale dense de l'ile, puis nous arrivons sur une plage de sable fin, bordée de palmiers, et à l'eau turquoise. Le courant est plus fort de ce côté, les vagues sont puissantes. Des transats sont installés tout le long de ce banc de sable, les petits commerces prolifèrent. Nous avons devant nous 5 heures de tranquillité totale, sans internet, sans éléctricité.

Robin nous fait passer un agréable moment au son du Ukulele. Nous ne faisons rien. Sinon nous mangeons, sinon nous buvons. Le top !

Fisherman Un bateau près de l'île aux lapins

A 15 heures, nous reprenons la navette, ils ne naviguent plus après cette heure-ci car le courant devient trop fort. Et effectivement, nous confirmons qu'il s'agit réellement de l'heure limite. Les vagues sont hautes et puissantes, le courant déporte le bateau qui atterit bruyamment entre deux rouleaux, nous sommes trempés, mais arrivons enfin à bon port.

Après disucssion, notre chauffeur de touk-touk repassera demain matin nous chercher pour nous mener à la frontière vietnamienne.



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Frontiere Vietnamienne et l'île de Phu Quoc >
< Phnom Penh